🌑 La Vie Est Belle Malgré Les Peines Qui Nous Enchainent
Traductionsen contexte de "malgré les peines" en français-anglais avec Reverso Context : Claret ressent de la joie, lorsqu'il voyage de Marseille à Civitavecchia, malgré les
Création: 15/07/2015 à 13:54 Mise à jour : 11/11/2015 à 05:09. Retour au blog de Miss-love-1010
Leprésent s'embellit du passé : J'embrasse tous les plaisirs que le temps me laisse. La vie est une fleur : La vie est une fleur qui s'épanouit lentement. La vie est un songe : La vie est un songe qui dure un peu plus qu'une nuit. Les cheveux blancs : Enfant, tes
LaVie est belle malgré tout 26/03/2009 | Par D. Lemétayer La petite musique que produit l’écriture de Seth est d’abord un peu agaçante, pleine d’autosatisfaction et d’arrogance, puis on s’aperçoit très vite qu’elle dit souvent l’inverse de ce qu’elle paraît exprimer. Elle grince, elle pleure aussi, en pudeur.
Accueil/ SantĂ© et nutrition / La vie est belle malgrĂ© tout La vie est belle malgrĂ© tout . 8,00 € Dimensions : 16,5 x 23 cm 128 pages illustrĂ©es en couleurs Reliure : couverture souple. Rupture de stock. Description Avis (0) Un ouvrage qui, pas Ă pas, indique le meilleur chemin pour trouver le bonheur. Dans ses pages, vous dĂ©couvrirez oĂą trouver cette source de puissance suprĂŞme Ă
Lavie est belle malgré ses hauts et ses bas, Kailua-Kona (Kailua-Kona, Hawaii). 3 869 J’aime. Entreprise locale
Lavie est Bègue La vie est Bègue retrace avec beaucoup d’humour la vie de Valentin Reinehr. Depuis tout petit, ce jeune homme rêve de faire du cinéma, malgré les tracasseries du bégaiement. Le cinéma n’étant pas pour tout de suite, Valentin est devenu aide-soignant, accompagnateur social puis psychologue. « Mon bégaiement n’est pas un handicap mais une
163 [18] pages : 23 cm. Due to a planned power outage on Friday, 1/14, between 8am-1pm PST, some services may be impacted.
Lavie est belle malgré tout Item Preview remove-circle Share or Embed This Item. Share to Twitter. Share to Facebook. Share to Reddit. Share to Tumblr. Share to Pinterest. Share via email. EMBED. EMBED (for blogs and archive.org item tags) Want more? Advanced embedding details, examples, and help!
FhI8JxS. Février 2016 Ce texte est un extrait du livre Endgame écrit par Derrick Jensen associé, pour les paragraphes du début, à son article intitulé Au-delà de l’espoir », publié sur Orion. L’espoir est le véritable tueur. L’espoir est nuisible. L’espoir nous permet de rester immobiles dans un radeau en perdition au lieu d’agir et d’affronter le problème. Oubliez l’espoir. Analyser sincèrement et honnêtement la situation comme elle se présente est notre unique chance. Au lieu d’attendre, en espérant » que l’on s’en sorte, peut-être devrions-nous admettre que prendre la pleine mesure de la situation, aussi déplaisante soit-elle, est positif puisque c’est la première marche vers le changement véritable. » Gringo Stars L’espoir est la laisse de la soumission. » Raoul Vaneigem Le remède au désespoir n’est pas l’espoir. C’est la découverte de ce que nous voulons faire pour ce qui nous importe. » Margaret Wheatley Les mots que j’entends le plus souvent de la part des écologistes du monde entier sont Nous sommes foutus ». La plupart de ces écologistes luttent désespérément, à l’aide des outils dont ils disposent — ou plutôt, des outils légaux dont ils disposent, donc des outils que ceux au pouvoir leur fournissent, et donc d’outils qui, ultimement, seront inefficaces — pour tenter de protéger quelque parcelle de terre, pour tenter de stopper la fabrique et la propagation de poisons, pour tenter d’empêcher les humains civilisés de tourmenter des plantes ou des animaux. Parfois, ils en sont réduits à protéger un seul arbre. Voici comment John Osborn, un activiste extraordinaire et un ami, résume ses motivations Tandis que nous nous enfonçons dans le chaos, je veux m’assurer que quelques portes restent ouvertes. Si les grizzlys sont encore là dans 20, 30 et 40 ans, ils le seront peut-être encore dans 50. S’ils sont éteints dans 20 ans, ils le seront pour toujours. » Mais peu importe ce que font les écologistes, nos meilleurs efforts sont insuffisants. Nous perdons lourdement, sur tous les fronts. Ceux au pouvoir tiennent dur comme fer à détruire la planète, et la plupart des gens n’en ont que faire. Honnêtement, je n’ai pas grand espoir. Mais je pense que c’est une bonne chose. L’espoir nous maintient enchaînés au système, au conglomérat d’individus, d’idées et d’idéaux qui détruit la planète. Pour commencer, il y a ce faux espoir selon lequel soudainement, de quelque façon, le système va inexplicablement changer. Ou celui selon lequel la technologie va nous sauver. Ou la déesse mère. Ou des créatures d’Alpha du Centaure. Ou Jésus Christ. Ou le père Noël. Tous ces faux espoirs mènent à l’inaction, ou au moins à l’inefficacité. Une des raisons pour lesquelles ma mère restait avec mon père, qui la violentait, était le fait qu’il n’y avait pas de foyers pour femmes battues dans les années 50 et 60 ; une autre raison était l’espoir qu’elle avait de le voir changer. Les faux espoirs nous enchaînent à des situations invivables, et nous empêchent de voir les possibilités réelles. Qui croit vraiment que Weyerhaeuser va arrêter de déforester parce qu’on lui demande gentiment ? Qui croit vraiment que Monsanto va arrêter de Monsanter parce qu’on lui demande gentiment ? Si seulement nous avions un démocrate à la Maison-Blanche, tout irait bien. Si seulement nous faisions passer telle ou telle loi, tout irait bien. Si seulement nous parvenions à faire retirer telle ou telle loi, tout irait bien. Non-sens. Les choses n’iraient pas bien. Elles ne vont déjà pas, et elles empirent. Rapidement. Ce n’est pas simplement le faux espoir qui enchaîne ceux qui vont en son sens. C’est l’espoir lui-même. L’espoir, nous dit-on, est notre phare dans la nuit. Notre lumière à la fin d’un long et sombre tunnel. Le rayon de lumière, qui, contre toute attente, parvient à pénétrer jusque dans nos cellules. Notre raison de persévérer, notre protection contre le désespoir qui doit à tout prix, et donc à celui de notre santé et de celle du monde, être évité. Comment continuer si nous n’avons pas d’espoir? On nous a tous enseigné que l’espoir d’une condition future meilleure — comme l’espoir d’un paradis futur — est et doit être notre refuge dans la peine présente. Je suis sûr que vous vous souvenez de l’histoire de Pandore. On lui remit une boîte fermement scellée et on lui dit de ne jamais l’ouvrir. Mais, curieuse, elle l’ouvrit, et en sortirent les fléaux, les peines et les calamités, probablement pas dans cet ordre. Elle referma la boîte, trop tard. Une seule chose y était restée l’espoir. L’espoir, selon la légende, était le seul bien que contenait le coffret parmi tous les maux, et reste à ce jour le seul réconfort de l’humanité en cas de malheur ». Aucune mention ici de l’action comme réconfort en cas de malheur, ou de réellement faire quelque chose pour apaiser ou éliminer l’infortune. Fortune du latin fortuna, apparenté au latin fort-, fors, hasard, chance ce qui implique bien sûr que l’infortune que l’espoir est censé réconforter n’est que malchance, et non pas dépendante de circonstances que l’on puisse changer dans le cas présent, je ne vois pas le rapport entre la malchance et les misérables choix que l’on fait chaque jour et qui permettent à la civilisation de continuer à détruire la Terre. Plus je comprends l’espoir, plus je réalise que loin d’être un réconfort, celui-ci méritait largement sa place dans la boîte aux côtés de tous les fléaux, peines et calamités ; qu’il sert les besoins de ceux au pouvoir aussi sûrement qu’une croyance en un distant paradis ; que l’espoir n’est vraiment rien de plus qu’une variante séculière de la mystification mentale paradis/nirvana. L’espoir est, en réalité, une malédiction, un fléau. Non seulement en raison de l’admirable dicton bouddhiste, l’espoir et la peur se poursuivent l’un l’autre » — sans l’espoir il n’y a pas la peur — et non seulement parce que l’espoir nous éloigne du présent, de qui et de là où nous sommes en ce moment et nous fait miroiter un état imaginaire futur ; mais surtout en raison de ce qu’est l’espoir. Nous braillons plus ou moins tous et plus ou moins continuellement à propos de l’espoir. Vous ne croiriez pas — ou peut-être le croiriez-vous — combien d’éditeurs pour combien de magazines m’ont dit qu’ils voulaient que j’écrive sur l’apocalypse, en me demandant ensuite de faire en sorte de laisser aux lecteurs un soupçon d’espoir ». Mais, qu’est-ce que l’espoir, précisément ? Lors d’une conférence, au printemps dernier, quelqu’un m’a demandé de le définir. Je n’ai pas pu, et ai donc retourné la question à l’audience. Voici la définition qui a alors émergé l’espoir est une aspiration en une condition future sur laquelle vous n’avez aucune influence. Cela signifie que vous êtes essentiellement impuissant. Pensez-y. Je ne vais pas, par exemple, dire que j’espère manger quelque chose demain. Je vais le faire. Je n’espère pas prendre une nouvelle respiration maintenant, ni finir d’écrire cette phrase. Je le fais. D’un autre côté, j’espère que la prochaine fois que je prendrais l’avion, il ne se crashera pas. Placer de l’espoir en une finalité signifie que vous n’avez aucune influence la concernant. Tant de gens disent qu’ils espèrent que la culture dominante cesse de détruire le monde. En disant cela, ils garantissent sa continuation, au moins à court-terme, et lui prêtent un pouvoir qu’elle n’a pas. Ils s’écartent aussi de leur propre pouvoir. Je n’espère pas que le saumon coho survive. Je ferai ce qu’il faut pour éviter que la culture dominante ne les extermine. Si les coho souhaitent partir en raison de la façon dont ils sont traités — et qui pourrait leur en vouloir ? — je leur dirai au revoir, et ils me manqueront, mais s’ils ne souhaitent pas partir, je ne permettrai pas à la civilisation de les exterminer. J’agirai quoi qu’il en coûte. Je n’espère pas que la civilisation s’effondre le plus tôt possible. Je ferai ce qu’il faut pour que cela arrive. Lorsque nous réalisons le niveau d’influence que nous avons en vérité, nous n’avons plus du tout à espérer ». Nous avons juste à agir. A faire en sorte que les saumons survivent. A faire en sorte que les chiens de prairie survivent. A faire en sorte que les tigres survivent. A faire le nécessaire. Casey Maddox a écrit que lorsque la philosophie meurt, l’action débute. J’ajouterais que lorsque nous cessons d’espérer une assistance extérieure, lorsque nous cessons d’espérer que l’horrible situation dans laquelle nous sommes se résolve d’elle-même, lorsque nous cessons d’espérer que d’une façon ou d’une autre la situation n’empire pas, alors nous sommes enfin libres — vraiment libres — de commencer à réellement la résoudre. Je dirais que lorsque l’espoir meurt, l’action commence. L’espoir peut être bon — et adaptable — pour les prisonniers, mais les hommes et les femmes libres n’en ont que faire. Êtes-vous un prisonnier, ou êtes-vous libre ? Les gens me demandent parfois, si les choses sont si terribles, pourquoi ne te suicides-tu pas ? » La réponse est que la vie est vraiment, vraiment belle. Je suis un être assez complexe pour comprendre en mon cœur que nous sommes vraiment, vraiment foutus, et en même temps que la vie est vraiment, vraiment belle. Pas parce que nous sommes foutus, évidemment, ni en raison des choses qui font que nous le sommes, mais en dépit de tout ça. Nous sommes foutus. La vie est toujours belle. Nous sommes vraiment foutus. La vie est toujours vraiment belle. Beaucoup de gens ont peur de ressentir du désespoir. Ils craignent qu’en s’autorisant à percevoir le désespoir de notre situation, ils devront alors être constamment malheureux. Ils oublient qu’il est possible de ressentir plusieurs choses en même temps. Je suis plein de rage, de peine, de joie, d’amour, de haine, de désespoir, de bonheur, de satisfaction, d’insatisfaction, et d’un millier d’autres sentiments. Ils oublient aussi que le désespoir est une réponse tout à fait appropriée pour une situation désespérée. Beaucoup de gens ont aussi probablement peur qu’en s’autorisant à percevoir à quel point les choses sont désespérées, ils seront peut-être alors forcés de faire quelque chose pour changer leurs circonstances. Désespoir ou pas, la vie est belle. L’autre jour j’étais allongé au bord de l’étang devant chez moi, je regardais à travers les aiguilles de séquoia rendues translucides par le soleil. J’étais heureux, et je pensais, que demander de plus ? ». La vie est si belle. Raison de plus pour se battre. Une autre question qu’on me pose parfois, si les choses sont si terribles, pourquoi ne pas faire la teuf ? » Eh bien, la première réponse c’est que je n’apprécie pas vraiment les teufs. La seconde c’est que je m’amuse déjà beaucoup. J’aime ma vie. J’aime la vie. C’est vrai pour la plupart des activistes que je connais. Nous faisons ce que nous aimons, en nous battant pour qui, et pour ce que, nous aimons. Je n’ai aucune patience envers ceux d’entre nous qui utilisent le désespoir de la situation pour excuser leur inaction. J’ai remarqué que si vous privez la plupart de ces gens de cette excuse particulière ils en trouvent alors une autre, et encore une autre, et puis une autre. L’utilisation de cette excuse pour justifier leur inaction — l’utilisation de n’importe quelle excuse pour justifier l’inaction — révèle ni plus ni moins qu’une incapacité à aimer. Lors d’une de mes dernières conférences quelqu’un s’est levé lors des questions/réponses et a proclamé que la seule raison pour laquelle les gens deviennent des activistes c’est pour se sentir mieux eux-mêmes. Que l’efficacité ne comptait pas, a-t-il dit, et que c’était égotique de penser qu’elle comptait. Il a aussi sorti l’excuse classique comme quoi le monde naturel n’avait pas besoin de notre aide. Au moins avait-il reconnu que le monde réel existait, et n’était pas que le battement de cil d’un dieu quelconque, mais il en résultait un narcissisme tout aussi ancien. Je lui ai répondu que je n’étais pas d’accord. Il m’a demandé, l’activisme ne te permet-il pas te sentir bien ? » Bien sûr que si, mais ce n’est pas la raison pour laquelle j’en suis. Si je voulais simplement me sentir bien, je me masturberais. Mais je veux accomplir quelque chose dans le monde réel. » Pourquoi ? » Parce que je suis amoureux. Des saumons, des arbres devant ma fenêtre, des bébés lamproies qui vivent dans les fonds sablonneux, des petites salamandres qui rampent dans la couche d’humus. Et si vous aimez, vous agissez pour défendre votre bien-aimé. Bien sûr que les résultats importent, mais ils ne déterminent pas si l’on agit ou pas. On n’espère pas simplement que nos bien-aimés survivent et prospèrent. On fait ce qu’il faut pour. Si mon amour ne me pousse pas à protéger ceux que j’aime, ce n’est pas de l’amour. Et si je n’agis pas pour protéger ma Terre, je ne suis pas vraiment humain. » Il y a quelque temps, j’ai reçu un e-mail d’un habitant de Spokane, dans l’état de Washington. Il me disait que son fils de 15 ans était merveilleusement actif dans la lutte écologique et sociale, mais il continuait ainsi je voudrais m’assurer qu’il reste actif, donc je ressens le besoin de lui donner de l’espoir. C’est problématique, parce que je ne ressens aucun espoir moi-même, et je ne veux pas lui mentir. » Je lui ai dit de ne pas mentir, et que s’il voulait faire en sorte que son fils reste actif, il ne devrait pas essayer de lui donner de l’espoir, mais à la place, lui donner de l’amour. Si son fils apprend comment aimer, il restera actif. Une chose merveilleuse se produit lorsque vous abandonnez l’espoir, et vous fait prendre conscience que vous n’en aviez jamais eu besoin pour commencer. Vous réalisez qu’abandonner l’espoir ne vous a pas tué, ni ne vous a rendu moins efficace. En réalité, ça vous a rendu plus efficace, parce que vous cessez de dépendre de quelqu’un ou de quelque chose pour résoudre vos problèmes — vous cessez d’espérer que vos problèmes se résolvent miraculeusement, à travers l’aide magique de Dieu, de la déesse Mère, du Sierra Club, des vaillants occupeurs d’arbres [Tree-sitters, ceux qui grimpent dans les arbres afin d’empêcher leur abatage, NdT], des braves saumons, ou de la Terre elle-même — et vous commencez à faire le nécessaire pour résoudre vous-mêmes vos problèmes. A cause de la civilisation industrielle, les taux de spermatozoïdes humains ont été divisés par deux sur les 50 dernières années. Sur la même période, les filles ont commencé la puberté de plus en plus tôt 1% des filles de 3 ans ont commencé à développer de la poitrine ou des poils pubiens, et dans les 6 dernières années à peine, le pourcentage de filles de moins de 8 ans aux poitrines gonflées et aux poils pubiens est passé d’1 à 6,7% pour les filles blanches, et à 27,2% pour les filles noires. Qu’allez-vous y faire ? Allez-vous espérer que ce problème disparaisse d’une façon ou d’une autre ? Allez-vous espérer que quelqu’un le résolve par magie ? Allez-vous espérer que quelqu’un — quiconque — stoppe l’industrie chimique qui nous tue tous ? Où allez-vous faire quelque chose ? Lorsque vous abandonnez l’espoir, quelque chose d’encore mieux que le fait de ne pas mourir se produit, c’est que cela vous tue. Vous mourez. Et ce qu’il y a de merveilleux avec la mort, c’est qu’une fois mort ils — ceux au pouvoir — ne peuvent plus vous toucher. Pas au travers de leurs promesses, de leurs menaces, ni même au travers de leur violence elle-même. Une fois mort de cette façon, vous pouvez toujours chanter, vous pouvez toujours danser, vous pouvez toujours faire l’amour, vous pouvez toujours vous battre comme un diable — vous pouvez toujours vivre parce que vous êtes toujours en vie, d’ailleurs plus que jamais auparavant — mais ceux au pouvoir n’ont plus prise sur vous. Vous réalisez alors que lorsque l’espoir est mort, le vous qui est mort avec l’espoir n’était pas vous, mais était le vous dépendant de ceux qui vous exploitent, le vous qui croyait que ceux qui exploitent s’arrêteraient d’eux-mêmes d’une façon ou d’une autre, le vous qui dépendait et croyait en ces mythologies propagées par ceux qui vous exploitent afin de faciliter leur exploitation. Le vous socialement construit. Le vous civilisé. Le vous fabriqué, produit, estampillé, façonné, est mort. La victime est morte. Et qui reste-t-il une fois ce vous mort ? Il reste vous. Le vous animal. Le vous nu. Le vous vulnérable et invulnérable. Le vous mortel. Le vous survivant. Le vous qui pense non pas ce que cette culture vous a enseigné à penser, mais qui pense par lui-même. Le vous qui ressent non pas ce que cette culture vous a appris à ressentir, mais ce qu’il ressent par lui-même. Le vous qui n’est pas ce que cette culture vous a appris à être, mais qui est celui que vous êtes. Le vous qui peut dire oui, le vous qui peut dire non. Le vous qui fait partie de la Terre où vous vivez. Le vous qui va se battre ou pas pour défendre sa famille. Le vous qui combattra ou pas pour défendre ceux que vous aimez. Le vous qui va se battre ou pas pour défendre la Terre dont dépend votre vie et celles de ceux que vous aimez. Le vous dont la morale ne dépend pas de ce que cette culture — qui détruit la planète, qui vous détruit — enseigne, mais dépend de vos propres sentiments animaliers d’amour et de connexion à votre famille, vos amis, votre Terre. Pas de votre famille en tant qu’êtres civilisés auto-identifiés mais en tant qu’animaux ayant besoin d’une Terre pour vivre, d’animaux qui sont tués par les produits chimiques, d’animaux ayant été formés et déformés pour correspondre aux besoins de cette culture. Lorsque vous abandonnez l’espoir — lorsque vous mourez de cette façon, et êtes ainsi réellement en vie — vous vous rendez invulnérable à la cooptation de rationalité et de peur que les Nazis ont fait subir aux juifs et à d’autres, que les abuseurs font subir à leurs victimes, que la culture dominante nous fait subir à tous. Où peut-être faudrait-il dire que les exploiteurs élaborent des circonstances physiques, sociales, et émotionnelles telles que les victimes se perçoivent comme n’ayant d’autre choix que de s’infliger eux-mêmes cette cooptation. Mais lorsque vous abandonnez l’espoir, cette relation exploiteur/victime est brisée. Vous devenez comme ces juifs ayant participé au soulèvement du ghetto de Varsovie. Lorsque vous abandonnez l’espoir, vous perdez beaucoup de peur. Et lorsque vous arrêtez de vous reposer sur l’espoir, et commencez à la place à protéger ceux que vous aimez, vous devenez dangereux pour ceux au pouvoir. Et au cas où vous vous poseriez la question, c’est une très bonne chose. Je ne souhaite pas particulièrement mourir. J’aime vivre, et j’aime ma vie. Mais je vais vous raconter quelque chose qui m’a aidé à perdre au moins une partie de la crainte que ceux au pouvoir me tuent, s’ils en arrivaient à me percevoir comme une menace envers leur droit inaliénable de détruire la planète. Je me suis posé la question quel est le pire qu’ils puissent me faire ? Concrètement, le pire qu’ils puissent faire c’est me tuer. Oui, ils peuvent me torturer — ce qu’ils font à beaucoup — ou m’enfermer en confinement solitaire — ce qu’ils font aussi à beaucoup — mais j’ose espérer voilà le mot qu’en de telles circonstances je serais capable de m’ôter la vie, si nécessaire. Et, pour autant que je sache, s’ils me tuent, une de trois choses différentes adviendra probablement. La première possibilité, après la mort, c’est l’extinction des feux », les lumières s’éteignent ; auquel cas je serais juste mort, et je n’en saurais rien de toute façon. Une autre, qu’après la mort nous nous retrouvions autre part », peu importe ce que cela signifie, auquel cas je continuerais à les combattre depuis là -bas. Et, une troisième, qu’après la mort, nous nous réincarnions. Si tel était le cas, je suivrais la voie de Kartar Singh Sardar Kartar Singh Saraba, ou encore Shaheed Kartar Singh Saraba, un jeune indien de 18 ans qui s’est battu pour expulser les britanniques de chez lui, et qui, en 1915, fut trahi et capturé. Alors que le magistrat responsable de l’affaire s’apprêtait à choisir entre le pendre et l’emprisonner à vie, Kartar Singh s’exprima ainsi Je souhaite être condamné à mort, et pas à la prison à vie, afin qu’après ma réincarnation, je puisse m’efforcer d’anéantir l’esclavage imposé par les blancs. Si je nais femme, je porterai des fils aux cœurs de lions, et les inciterai à tailler en pièce les dirigeants britanniques. » La cour décida qu’il était trop dangereux pour qu’on le laisse vivre. J’espère qu’il est revenu pour se battre à nouveau. Derrick Jensen Traduction Nicolas CASAUX
Les nouveautés Les prévisions Les indisponibles en stock Les épuisés en stock Les Meilleures Ventes Le rayon BD Le rayon Comics Le rayon Manga Le rayon Jeunesse Le rayon Para BD Le rayon Magazines Les publics BD Les publics Comics Les publics Manga Les publics Jeunesse Les éditeurs Les collections Les auteurs Les extras Les bons plans Strictement pour Adultes Actus des libraires Ne pas voir les épuisés Les Produits CANAL BD Les Tirages CANAL BD Les Toilés CANAL BD La Vie est Belle malgré Tout Prix public 15,50 € La loi Lang 81-766 du 10 Août 1981 stipule que le prix des livres, est fixé par les est donc le même dans toutes les librairies. Les éditeurs peuvent aussi modifier ces prix sans préavis. The Lang Law 81-766 of August 10, 1981 states that the price of books, is set by the is therefore the same in all libraries. Publishers may also modify these prices without notice. Paru en Janvier 1998 Album BD de la Série La Vie est Belle malgré Tout Dessin Seth Scénario Seth Editeur LES HUMANOÏDES ASSOCIÉS Collection TOHU BOHU Genre Documentaire-Encyclopédie Public Ados-Adultes EAN 9782731613056 Album BD en noir & blanc, Broché Suivre cette série Ce qu'en dit l'éditeur ..... Le héros part à la recherche de l'auteur d'une bande dessinée découverte chez un bouquiniste... Images © LES HUMANOÏDES ASSOCIÉS / Seth Nous écrire à propos de cette fiche Les internautes ont commandé avec ..... Quintos Série Quintos Albums Ceux Qui Restent 1 Série La Lande des Aviateurs Albums Période Glaciaire Série Période Glaciaire Albums Frontière 4 Série Le Territoire Albums Une Après-Midi d'Eté Série Une Apres-Midi d'Ete Albums Le Tour de Valse Série Le Tour de Valse Albums Nom de Code Pandore 1 Série CH Confidentiel Albums Angela Série Angela Albums La Longue Nuit 1 Série Contes des Hautes Terres Albums Intégrale Luxe Tomes 1-2-3 Série Zéro Absolu Albums L'avis des .... Pas encore de critiques, soyez le premier à donner votre avis ! Cliquez ici pour mettre votre avis !!!! Recherche Avancée Le réseau Canal BD Trouvez votre librairie Canal BD Nos services pour tous Votre abonnement à notre Lettre Nos Lettres précédentes Vos suivis de séries préférées Liens utiles du site Nous contacter Infos Légales Service médiation Politique de confidentialité et cookies La Culture Le CNL Le Ministère de la Culture CANAL BD Magazines Abonnement Les Pages des Sorties BD/Comics Les Pages des Sorties Manga Top Ventes CANAL BD
Jeudi 8 octobre 2009, 19h, au bord de la place d’Aligre, Paris 12ème, se dresse la devanture neuve, colorée et prometteuse du salon de chocolats Puerto Cacao. Une centaine d’amis se pressent autour du magasin, venus célébrer avec toute l’équipe de Choc’Ethic l’ouverture officielle de la deuxième boutique parisienne créée par Guillaume Hermitte, le dirigeant de cette entreprise d’insertion de l’économie sociale et solidaire. Tous circulent à l’intérieur, se retrouvent et discutent l’air réjoui, tout en découvrant les murs chatoyants de couleurs ocres, les étagères appétissantes en bois clair débordant de boîtes colorées, de morceaux de chocolats, noirs, blancs, métissés de lait, de grains de poivre, de copeaux de gingembre, de pointes de cannelle… Au bar, s’affaire Gulnar Adjieva, responsable adjointe de cette deuxième boutique. Pour elle en particulier, cette soirée est un point d’orgue dans sa vie parisienne. Quel chemin parcouru depuis son arrivée en France quatre ans plus tôt, débarquée de Tchétchénie, seule, avec ses deux enfants, après avoir choisi l’exil plutôt que la guerre pour les protéger ! Remontons le temps avec Gulnar, que s’est-il passé pour elle à Paris depuis 2005 ? Quel parcours a-t-elle connu ? Qui a –t-elle rencontré sur son chemin ? Quels coups de pouce lui ont permis d’occuper aujourd’hui un poste de travail intéressant ? Elle nous raconte… Je suis arrivée en France le 18 juillet 2005. Je ne savais pas quoi faire. J’avais choisi de fuir vers la France pour protéger ma famille mais je ne connaissais rien au système de l’asile. Après quelques jours de grande confusion, ce sont des policiers qui m’ont orientée vers la Coordination pour l’Accueil des Familles de Demandeurs d’Asile CAFDA. Là , j’ai reçu des conseils, on m’a aidé à déposer une demande d’asile auprès de la préfecture et on nous a logés dans un hôtel. A la rentrée de septembre, mes enfants ont été scolarisés dans un collège et j’ai cherché des cours de français pour moi, car j’avais compris qu’il était primordial d’apprendre la langue. J’avais plein de démarches à faire, je voulais comprendre le système et je voulais communiquer. La Cafda m’a proposé de rencontrer des gens de La Cimade qui organisaient un projet pour les demandeurs d’asile avec des cours de français le projet Formation, accueil des demandeurs d’asile et réfugiés FAAR. Mon premier contact avec La Cimade, ça a été par Carl Ebrard, qui m’a fait passer un test de français. Je ne connaissais pas grand chose mais sur le formulaire qu’il m’a demandé d’essayer de remplir, j’ai reconnu les mots NOM » / Prénom » / Date de naissance », que j’avais vus sur mon récépissé. Je savais que NOM », c’était ADJIEVA », que Prénom » c’était Gulnar » et que Date de naissance », c’était 23 décembre 1972 » ! J’ai intégré le projet FAAR en septembre 2005 et là je dois dire que ça a été la première étape essentielle de mon intégration en France. J’ai appris le français, j’ai été aidée pour ma demande d’asile, à chaque fois que j’ai eu un problème social ou autre, j’ai toujours pu compter sur l’aide et les conseils des gens du service Formation de La Cimade, des gens de la Cafda, pour trouver des solutions, quelquefois même dans des situations désespérées. Entrer dans le projet FAAR, ça a été comme me trouver une famille en France. J’ai su très vite que je pouvais compter sur des gens. En Tchétchénie, quand on a un problème, la famille est toujours là pour aider et bien le projet FAAR pour moi, ça a été pareil à Paris. Je crois que je peux dire que ça a été la même chose pour beaucoup de participants. On s’est rencontré, on a appris le français ensemble, on est devenu comme une famille. Et puis, il y a aussi eu l’expérience de l’atelier théâtre avec Hélène Cinque et le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine. J’y ai participé deux fois, en 2006 et en 2007. Quelles aventures ! C’était très fort… J’oublierai jamais, jusqu’à la fin de ma vie. Et puis il y a eu tous ces gens qui nous ont aidé gratuitement, les comédiens qui travaillent avec Hélène, dans sa compagnie L’Instant d’une Résonance, qui sont venus faire la cuisine pour nous, nous aider à trouver des costumes, à s’échauffer, vraiment c’était très touchant, non ? Après tout, ils ne nous connaissaient pas, mais Hélène et eux ont tellement travaillé avec nous pour que nous arrivions à faire du théâtre… C’est incroyable ! Le théâtre, c’était important pour pouvoir dire et être entendu car nous n’avions pas d’occasion de dire et surtout d’être écoutés en tant que demandeurs d’asile, mais là au théâtre oui, c’était possible. Je suis très reconnaissante de tout ça. Quand j’ai été reconnue réfugiée en avril 2007, mon assistante sociale m’a dit Félicitations, vous avez les mêmes droits que les Français maintenant, à part le droit de vote, et vous devez trouver un travail ! ». J’ai répondu que bien évidemment je voulais travailler, et elle m’a orientée vers le métier d’hôtesse de caisse. J’ai fait un stage de deux mois dans un supermarché mais honnêtement, au bout de deux mois, je me suis dit que ce n’était vraiment pas ce que je voulais faire, ce n’était pas pour moi. C’est pas que je voulais pas travailler, non, mais caissière, non. Alors j’ai continué à chercher dans les annonces et j’ai vu un jour qu’une entreprise nommée Choc’Ethic cherchait un employé polyvalent pour sa boutique de chocolats à Paris 17ème. J’habitais déjà dans le foyer où je vis toujours dans le 17ème, j’étais diplômée de cuisine en Russie, j’avais travaillé comme pâtissière, je me suis dit allons voir ». Le premier entretien s’est mal passé car j’ai sans doute trop raconté mes problèmes du moment. M. Hermitte, le dirigeant, n’a pas voulu me prendre, même à l’essai. Mon assistante sociale m’a reproché d’en avoir trop dit sur ma situation. Alors j’ai proposé de travailler trois jours gratuitement à l’essai. M. Hermitte a bien voulu et au bout d’une journée, il m’a proposé un contrat de deux mois en insertion, j’ai dit d’accord. Au bout de quelques semaines, il m’a proposé un CDD plus long si j’acceptais de suivre une formation pour devenir maître chocolatier, j’ai dit oui, et au courant de l’hiver 2008, il m’a proposé de suivre une formation en gestion pour pouvoir postuler et devenir responsable adjointe de la deuxième boutique qu’il comptait ouvrir près de Bastille à Paris. A la suite de cette deuxième formation et de l’entretien d’embauche que j’ai passé pour ce nouveau poste, j’ai été nommée responsable adjointe de la boutique que nous ouvrons officiellement ce soir. Tout cela s’est passé en moins d’un an. J’ai rencontré Guillaume Hermitte le 15 septembre 2008. Ca aussi, c’est une histoire incroyable. En fait, j’ai eu beaucoup de chances dans mon parcours en France. J’ai rencontré aux moments où il le fallait les bonnes personnes, les personnes qui m’ont aidée, qui m’ont permis d’apprendre le français, de comprendre cette nouvelle société et de trouver une piste d’emploi intéressante à laquelle je me suis accrochée. Aujourd’hui, mon fils est lycéen en classe de seconde au Lycée Jules Ferry, ma fille est mariée, j’ai un emploi stable qui me passionne au sein d’une entreprise jeune et dynamique. Je me dis que la vie est belle malgré tout, en tout cas pour l’instant… J’ai toujours peur que ça s’arrête un jour, que les problèmes recommencent, mais pour l’instant, ça va. Ce qu’il nous manque aujourd’hui à mon fils et à moi, c’est un logement adapté. Nous devrons quitter notre chambre du foyer d’ici quelques temps. Où allons-nous pouvoir nous loger ? Bon, je trouverai une solution. La vie est belle malgré tout. Et la vie est savoureuse à Puerto Cacao ! Prenez le temps d’aller déguster un chocolat chaud et rencontrer Gulnar au 2 rue Théophile Roussel, Paris 12ème métro Ledru Rollin. Vous y reviendrez ! Visiter le site de Puerto Cacao Visiter le site de la compagnie de théâtre L’Instant d’une Résonance Télécharger le rapport d’expérience du projet FAAR Chemins d’espoir et le livret pédagogique Apprendre le français, vivre dans la cité dans les pages formation-insertion / ressources / documentation générale de ce site. Gulnar Adjieva Auteur Service communication
la vie est belle malgré les peines qui nous enchainent